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  En introduction, je tiens à préciser que je n’ai pas encore trouvé une phrase d’introduction accrocheuse mais rassurez-vous j’y travaille d’harrache pied entre deux exercices de maths. Mis à part cela, j’aimerais vous faire part de ce qui s’est produit ce premier avril 2024.

 

           Ce premier avril fût la fin de la trêve hivernale ce qui autorise les expulsions des logements sociaux et des hébergements de secours. Cela a pour conséquence le risque pour 39 femmes et 76 enfants de vivre dans la rue. Il s’avère que plusieurs rassemblements devant la préfecture avaient été organisés dans le but d’éviter cela à l’initiative de l’association Pas d’enfant à la rue. Le premier rassemblement avait eu lieu au début de l’hiver pour que ces familles puissent avoir un lieu chaud où dormir. Mais une fois ce délai passé, Monsieur le Préfet menace de les remettre dehors, ignorant complètement le traité international d’aide à l’enfant adopté par les Nations Unies en 1989. Alors je sais que nous vivons à une période où beaucoup d’enfant passent leur temps sur leurs écrans sans mettre le nez dehors…mais sérieusement Monsieur le Préfet et Mesdames et Messieurs du Conseil Départemental, n’est-ce pas un peu excessif ? La majorité des médecins préconisent simplement des balades à l’air frais, pas de vivre dehors.

 

          Afin de faire un bon travail de journaliste en herbe, je vous propose de vous retranscrire ce qui s’est passé lors du rassemblement, le mardi 26 mars 2024. Durant ce début de soirée, deux mamans ont parlé. Deux femmes qui, comme les autres mamans, avaient quitté leur pays afin de trouver du travail en France et élever leurs enfants. La première avait le timbre tremblant lorsqu’elle expliquait qu’elles n’avaient pas de ressource, pas de papier et nulle part où aller avec leurs enfants. « Faites quelque chose, s’il vous plaît, ce sont des enfants, ils sont jeunes » demanda t-elle aux hommes et femmes se tenant devant elles, bannières de solidarité à la main. La deuxième maman questionna la foule: « Si la France ne peut pas nous aider, où va-t-on aller ? ». Cette phrase souleva une vague de hochements de tête. Elles expliquèrent qu’elles étaient venues pour que la France les aident. Comment peut-on refuser un logement à des femmes qui cherchent un meilleur avenir pour leurs enfants, une chance qu’elles n’ont pas eue. Les discours de ces deux femmes courageuses laissèrent la place à une multitude d’applaudissements et un chant prônant la solidarité. Suite à cela, un autre discours fut fait par le membre d’une association. Celui-ci n’était pas vraiment destiné à la foule mais plutôt à l’intention de Monsieur le Préfet. L’homme déclara que la sentence n’avait aucune légitimité et que c’était une indigne politique sociale. Tout en continuant de fixer la préfecture, il demanda: « A combien estimez-vous la vie d’un enfant, Monsieur le Préfet ? » Il expliqua ensuite que les enfants étaient la richesse de la France, peut-importe leurs origines, et qu’il faut absolument les protéger. Il finît son discours sur cette phrase: « Rendez leur dignité à ces mères ! »Après ces discours, la foule resta un certain moment devant la préfecture avant de se disperser. Etonnement Monsieur le préfet ne daigna pas montrer le bout de son nez, cela étant dit je comprends, il fait un peu froid en ce moment le soir.

Pia.MARCEL-GUICHERD

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